Guide · 4 min de lecture
Syndrome de Noé à Bordeaux : l'ordre des choses à respecter
Le syndrome de Noé désigne l'accumulation d'animaux, au-delà de toute capacité de soin. C'est la seule situation où nous demandons systématiquement que d'autres interviennent avant nous.
- Écrit pour : Proches, voisins, syndics, bailleurs

Les animaux d'abord, le logement ensuite
Tant que les animaux sont dans le logement, aucun nettoyage sérieux n'est possible : le sol est occupé, le stress des animaux est important, et l'état sanitaire se reconstitue en quelques jours.
La prise en charge relève des associations de protection animale, du vétérinaire, et le cas échéant des services vétérinaires ou du service communal d'hygiène et de santé. Ce n'est pas notre métier et nous ne nous en chargeons pas.
Ce que l'on trouve, et ce que cela implique
Sur ces chantiers, l'enjeu n'est pas le volume mais l'imprégnation. Les déjections et l'urine pénètrent les revêtements ; l'ammoniaque se fixe dans le plâtre et les bois ; les parquets anciens des échoppes bordelaises absorbent tout.
- Retrait complet des litières, déjections et textiles imprégnés
- Dépose fréquente des revêtements de sol souples et des plinthes
- Neutralisation de l'ammoniaque avant toute désodorisation
- Désinfection complète, y compris derrière les meubles fixes et sous les appareils
Un mot sur le ton
Les personnes concernées sont presque toujours très attachées à leurs animaux et vivent leur départ comme une perte majeure. Nous n'avons aucun commentaire à faire là-dessus, et nos équipes sont explicitement formées à ne pas en faire.
Notre rôle commence quand cette étape est passée : rendre un logement sain, sans jugement et sans traces de ce qui s'y est joué.

Un guide ne remplace jamais une visite
Ces repères valent pour la majorité des situations bordelaises, pas pour la vôtre en particulier. Trente minutes sur place suffisent à vous donner une réponse qui tient compte de l'étage, de la rue et de l'état réel du logement.
Pour aller plus loin
Les questions qui suivent immédiatement
Elles reviennent presque toujours après la lecture de ce guide, lors du premier appel.
Celui qui commande l'intervention la règle. En pratique, c'est le propriétaire pour un logement dont il a la charge, la famille ou le tuteur quand la personne est protégée, la succession après un décès, ou le bailleur social qui se retourne ensuite vers son locataire. Nous adressons la facture à l'interlocuteur qui signe le devis.
Comptez deux à quatre jours pour un T3 fortement encombré. Ce qui fait varier ce délai à Bordeaux, ce n'est presque jamais la surface : c'est l'étage, la présence ou non d'un ascenseur, la largeur de l'escalier ancien et la possibilité de stationner. Un rez-de-chaussée à Bacalan va deux fois plus vite qu'un troisième rue Sainte-Catherine.
Par portage manuel et rotations d'utilitaires. Nous demandons une autorisation d'occupation temporaire du domaine public à la Mairie de Bordeaux pour immobiliser un véhicule sur un créneau court, souvent tôt le matin. Entre deux rotations, les sacs restent fermés dans le logement : rien n'est jamais entreposé dans la cage d'escalier ni sur le trottoir.
Pas par nous. Nos utilitaires sont blancs et sans marquage, nos tenues sont neutres, les contenants sont fermés avant de quitter le logement. Nous ne posons aucun affichage dans les communs et ne répondons pas aux questions des voisins. Dans une copropriété bordelaise ancienne, où tout s'entend, c'est la première chose que l'on nous demande.
Non, tant qu'elle occupe le logement et qu'elle est en capacité de décider. Nous n'entrons jamais chez quelqu'un contre sa volonté. Lorsqu'une mesure de protection existe, c'est le tuteur ou le curateur qui donne l'accord. En cas de danger avéré, c'est au service communal d'hygiène et de santé ou au juge d'agir, pas à une entreprise.
Tout ressort par le couloir latéral, il n'y a pas d'autre chemin. Une courette encombrée impose donc de traverser toute l'habitation, pièce par pièce, avec protection du sol sur l'ensemble du parcours. C'est la configuration la plus fréquente à Nansouty, Saint-Genès ou Bègles, et celle qui allonge le plus le temps d'évacuation.
Une situation précise
Décrivez la vôtre en une phrase
Nous vous rappelons pour situer votre cas par rapport à ce que vous venez de lire, et vous dire honnêtement si une intervention est nécessaire.
- 05 XX XX XX XXDu lundi au samedi, 7 h 30 – 20 h
- Visite d'évaluation sous 48 hGratuite, trente à quarante-cinq minutes sur place
- Aucune trace visibleRappel discret, pas de message vocal si vous ne décrochez pas